La Brenne

Elle a un cœur aussi grand que ses quelques mille étangs, cette terre de BRENNE de la Région Centre, située dans le département de l’Indre, aux confins de la Touraine, du Berry et du Poitou, et tous ceux qui l’ont découverte ont été émerveillés par sa richesse et sa beauté naturelle. Elle est reconnue zone humide au niveau européen, et, de par la qualité de sa faune et de sa flore, est classée au 4ème rang. Elle est également placée en 1ère catégorie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. C’est le paradis des ornithologistes, puisque c’est sur cette terre même, que, de toute l’Europe, on compte le plus grand nombre d’espèces d’oiseaux.

papillon de brenne
 

Mouettes rieuses sur l'étang des essartsEn 1989, la création du Parc Naturel Régional de la BRENNE, venait concrétiser la reconnaissance publique de cette richesse unique du « PAYS AUX MILLE ETANGS » : plus de mille, puisqu’en 2001 on en recensait 2 237 pour 10 000 hectares d’eau ; mais aucun n’a la même physionomie, ce qui lui donne, cette exceptionnelle qualité. Les premiers étangs furent probablement créés par les moines vers le VIIème  siècle.

D’une superficie de 183 000 hectares, la BRENNE est néanmoins d’une densité très faible : moins de 10 habitants au km² !

La pauvreté et la rudesse du sol, points noirs de l’agriculture, ont contraint bon nombre de gens à partir vers une terre plus nourricière. Aucune main ne peut la toucher, cette terre aride et entêtée! On dirait que « dame nature » repousse l’homme et ses idées de modernisation, on dirait qu’elle lutte pour rester éternellement comme l’a façonnée l’air du temps. Avec son visage pur et dur à la fois, elle sait pourtant vous accrocher par le cœur et par les yeux ; c’est pourquoi nous l’aimons, nous la protégeons, nous la respectons.

Pêche d'étang, pisciculture au pays des mille étangsAujourd’hui, on y pratique la pisciculture, quoi de plus naturel, avec la quantité de poissons qui peuvent grouiller dans ces eaux : 1 200 tonnes en moyenne par an dont 50 % de production de carpes. La pêche des étangs, qui se déroule d’octobre à février chaque année, est un spectacle en même temps qu’une fête. Les Brennous connaissent bien cette ambiance et y assistent en grand nombre. Découverte aussi pour nos amis touristes (quoique peu nombreux à cette époque), qui ont réservé leurs dates et qui ne voudraient, à aucun prix, laisser leur place à un autre.

On y pratique malgré tout encore un peu l’agriculture, mais également la chasse. Les forêts de BRENNE regorgent de cerfs, de sangliers, de biches... Il y en a peut-être plus que d’hommes aujourd’hui ; mais rassurez-vous, cette chasse est réglementée et sévèrement surveillée.

coucher de soleil sur l'étang foucaultLa BRENNE est avant tout devenue aujourd’hui, un pôle de développement touristique important. Vous n’y trouverez pourtant pas de tourisme de masse, non ; seulement des hommes et des femmes assoiffés de nature, venus retrouver leurs véritables racines. Il est vrai que nous sommes tous de souche paysanne ; même si l’on a dû partir vivre dans un  milieu urbain, on a toujours au fond de soi, une soif d’odeur de foin frais, de terre humide après la pluie, ou bien encore de senteurs de champignons mêlées à celles des feuilles mortes.

On y trouve tout, dans cette BRENNE, et en toutes saisons : des champignons bien sûr : girolles, cèpes, trompettes de la mort, mais aussi des châtaignes, des prunelles, des mûres, des fraises des bois, du muguet, des primevères, du chèvrefeuille, des orchidées etc.... C’est une véritable aubaine !

Nous avons la chance, et quelle chance ! de vivre cela au quotidien, nous, BRENNOUS.

cerf et brame dans la foret de brenneNous vous invitons à venir découvrir avec nous, si le cœur vous en dit, ce petit paradis : plus de 500 km de chemins balisés à travers la Brenne : petits circuits de 4 - 12 - 16 km, grands circuits de 25 - 30 km ; choisissez votre programme en toute liberté : chaque commune possède sa propre fiche de circuits de randonnées. De toute façon, vous ne serez pas déçu.

Personne ne peut rester insensible en découvrant ces landes, ces maquis, ces genêts, ces buttons couverts de bruyère, ces roselières épaisses qui accueillent des milliers d’oiseaux, ces fermes en grès rouge et ce château moyenâgeux du « BOUCHET », « le géant de Brenne », dont les pierres, certains soirs, racontent à qui veut bien les entendre, les légendes des bonnes fées qui l’ont construit. C’est d’ailleurs au milieu de ce hameau en grès rouge, qu’est implantée la Maison du Parc Naturel où l’on peut goûter les produits locaux mais aussi découvrir de magnifiques diaporamas sur la Brenne en général.

sentier de beauregard libellulesA pied, à cheval, en attelage, à V.T.T., emmenez une paire de jumelles, un petit casse-croûte si vous le désirez, et venez randonner sur les sentiers qui bordent les innombrables étangs, prenez le temps de vous arrêter, de regarder et d’écouter. On a l’impression que le temps s’est figé et on est envahi par une mystérieuse sérénité devant ces tableaux de maître, si changeants d’une heure à l’autre. Parfois, le ciel se charge de gros rouleaux gris et fait naître une immense tristesse sur toutes ces eaux à peine plissées, puis tout à coup, tout est balayé, clarifié, et la lumière du soleil joue avec tout ce qui bouge. Un héron vous effraie par sa brusque envolée, des grèbes à cou noir émergent de l’eau leur tête insolente, un busard effronté tournoie dans une voltige effrénée au-dessus des roselières. Tous ont l’air de narguer l’homme, comme pour faire valoir qu’ils sont les rois de ce territoire. Car ici, chaque espèce animale a sa place. Ne vous effrayez pas si, soudainement, à quelques mètres de vous ou à l’orée des bois, une biche, un dix cors ou un sanglier traversent votre chemin. Trop farouches, ils ne dédaigneront même pas vous jeter un coup d’œil. Et puis, il y a  nos sympathiques cistudes, ces petites tortues que l’on rencontre un peu partout le long des berges d’étangs, quelquefois même sur les routes goudronnées lorsqu’elles doivent traverser pour aller pondre de l’autre côté.

Tout cela, c’est la magie incomparable de la BRENNE ; alors, amoureux de la nature, c’est à vous que nous nous adressons !